Je n'ai jamais été aussi stressée de ma vie. Même devant ma copie de philo et de maths, même le jour des résultats du bac, même à l'entrée d'un tour, même durant l'attente de résultats de tests médicaux, même en attendant le bip d'un sms important, même la veille d'une pièce de théâtre devant le lycée, même la veille de mon oral de bac français, même quand je sais que je vais me faire engueuler de ouf, même le jour des résultats du premier semestre.
Pourquoi?
Parce qu'avant, mon avenir était moins en jeu, parce que j'étais innocente et que je ne me rendais compte de rien, parce que j'avais l'impression que j'allais tout rattraper au second semestre. Vous savez, comme dans le sketch de Florence Foresti : "Il est 7h55, je commence à 8h, je suis encore dans mon lit... Je suis LARGE... Si je ne me maquille pas et que je saute dans une djelaba" ...
Et que là, LA, je ne suis même pas sûre de redoubler, même si c'est le cas, je n'ai plus qu'une chance, UNE chance de réussir... Ma vie. LA, même si on travaille, on se dit qu'on aurait pu faire plus, que si ça se trouve, on a pas bossé efficacement, qu'on a peut-être mal pris nos cours, qu'on a tout oublié, que même si on réussi les annales, on dépassera pas le 3.
Je déteste le stress. Il paraît que ça a du bon... Mon anus oui...
Je déteste le stress. J'ai pas faim, j'ai trop faim. Je ressens une tension infime mais perceptible et permanente dans tous mes muscles. J'ai envie de pleurer. Paf, je pleure pour rien.
Vivement que tout cela soit terminé. Que j'oublie tout. Qu'à la rentrée prochaine, je tienne mes bonnes résolutions. Même si j'en doute.
Verdict? Ben, il est 21h05, et je suis là, en train de me lamenter... Irratrapable, vous dis-je.